Conduite à la Mexicaine

Pour une fois nous changeons d’ écrivain!!!

Eh oui, étant au premier poste derrière le volant, je vais pouvoir vous faire rêver, vous, les adeptes de la 2×2 voies, les avaleurs d’asphaltes que vous êtes.

Lorsque l’on arrive sur ces routes mexicaines, on a qu’une envie: profiter des paysages,  flâner un peu pour ne rien rater de ce que nous offre la nature au fil des kilomètres… mais que nenni, il est hors de question de se reposer sur ses lorriers.

En effet le code de la route mexicain est un peu… comment dire… aléatoire et a l’appréciation des usagers de la route.

Ici, il n’est pas rare de se faire doubler sur une ligne continue blanche, ou pire, sur une double ligne jaune ( oui oui, elle interdit encore plus de doubler, mais tant pis…).

On peut aussi se faire doubler en plein virage, dans les villages et même sur des « topes ».

Aaaah, les topes…. les fameux ralentisseurs, appelés également, vibradores ou encore reductores de velocidad, comme bon vous semble…

La hantise des amortisseurs et des freins de notre belle Aloha.

Ceux-là même qui font serrer les fesses des voyageurs trop pressés.

On peut les trouver de toutes les formes, très hauts, multiples, colorés en jaune pour les voir de loin (ou non), avec des panneau …. ou sans, pour mettre du piment dans la conduite.

Bref, ils nous les servent dans tous les villages, villes, embranchements dangereux, arrêts de bus et même en montée, lorsque tu vas vraiment trop vite en seconde…

Ensuite, il y a les petites feintes des conducteurs qui te précèdent en se traînant un peu, qui te mettent le clignotant à gauche afin de t’inviter à les doubler… et non ils ne comptent pas tourner à gauche… Pour cela ils vont gentiment se ranger à droite avec les warning puis traverser d’un coup la route entière pour aller dans un chemin improbable et imaginaire sur ta gauche.

Il y a aussi la joie d’être entouré de taxi ou de colectivos ( minibus collectif). Pour eux, la route n’est rien d’ autre qu’une vague étendue de bitume qu’aucune règle ne régie.

Quoi qu’il en soit, t’es averti dès le début puisque de toute façon il roulent avec les warnings et tout un tas d’autres lumières clignotantes tel un arbre de noël. Eux n’ont aucun code, ils s’ arrêtent n’importe où, n’importe quand et en font de même pour redémarrer. On ne peux jamais anticiper quoi que ce soit et pour couronner le tout, il usent et abusent de sirènes ressemblant étrangement à celles de la police…. De quoi se mettre quelques frayeurs en les entendant.

En ville, les policiers se font un plaisir de surveiller les feux tricolores qui ne fonctionnent pas comme chez nous ou encore certains panneaux, véritables pièges pour notre Aloha.

Les feux par exemple: ici, avant de passer au jaune, le vert clignote et c’est à ce moment là qu’ il faut s’ arrêter et non pas quand le jaune apparaît. Autre chose: certains ponts sont interdits aux «  vehiculos pesados »! Si vous êtes comme nous avec un véhicule aux roues arrières jumelées, vous êtes pesado ( non ce n’est pas qu’une question de poids !!!).  Vous devrez donc prendre la route indiquée et non le pont, sinon gare à la « multa ».

Du coup, on se dit qu’on va se détendre un peu en prenant la route entre deux étapes, mais c’est sans compter sur les petits détails dissimulés le long du chemin.

Lorsque la route comporte un accotement avec des pointillés, et bien on est invité à se positionner à moitié sur cet accotement afin que la personne derrière nous puisse doubler. On se retrouve ainsi assez fréquemment à 3 sur une route comportant 2 voies…. légèrement déroutant au début, je vous l’avoue!

Vous avez aussi les autoroutes qui en fait n’en sont pas , du moins au sens ou nous les connaissons. Elles ont juste 2 voies mais sont… payantes… Par contre, vous pouvez emprunter de « vraies » autoroutes qui sont indiquées avec la mention ‘cuota’ qui veux dire payante. Mais attention là aussi, il n’y a souvent aucune sortie entre l’entrée ( on passe un péage appelé ‘caseta de cobra’) et la sortie finale. Vous avez intérêt a savoir si votre point d’arrivée est bien à la fin de l’autoroute, sinon…

Enfin, si vous préférez comme nous prendre votre temps et profiter, vous prendrez les routes non payantes ‘libre’. Rajoutez donc 1 heure voire 2 au temps de votre GPS car ces dernières sont parfois dans un état pitoyable, notamment dans le Chihuahua où nous avons eu les routes les plus défoncées de notre périple pour le moment, avec des trous partout, des bouts de coaltar manquants, des détritus tout le long des routes… Mais vous aurez aussi le plaisir de traverser des villages, de pouvoir vous arrêter voir de l’artisanat, manger de la bonne bouffe de rue dans des endroits pas toujours très avenants, mais tellement délicieuse.

Voilà, je pense que le tableau est dressé, mais ne vous formalisez pas, on se fait très vite à tout ça…. surtout que le Mexicain au volant est généralement très cool.

Et si vous avez la chance de voyager comme nous en « casa rodande », vous aurez droit à tous les coucous, les pouces levés et les photos faites de votre engin…..  les rois du bitume!

4 réflexions au sujet de « Conduite à la Mexicaine »

  1. Anne

    Bonjour! Pour nous il manque dans votre article un élément de poids appelé la mordida… 😂😂😂 mais peut-être ne l’avez vous pas encore expérimenté??😉 parce que ça aussi ça fait partie de la route au Mexique!!! Hasta luego!

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